Après plus de cinq mois de tensions politiques ayant paralysé la vie institutionnelle de la province, l’exécutif et l’Assemblée provinciale de la Tshopo ont finalement trouvé un terrain d’entente, pour l'intérêt de la province.
Réunis à Kinshasa, mercredi 11 mars 2026, à l’initiative des autorités nationales et de notables influents de la province, les deux camps ont scellé un accord de paix et de développement destiné à mettre fin à la crise et à relancer l’action de développement provincial.
Selon certains participants à cette rencontre, qui ont confié les détails à La Cloche du Congo ce jeudi 12 mars, cet accord vise à rétablir la stabilité institutionnelle, restaurer la confiance mutuelle et permettre aux autorités provinciales de se concentrer sur les priorités de développement.
Après de vives et houleuses discussions, l’exécutif et l’Assemblée provinciale se sont finalement mis d’accord sur les points suivants :
Remaniement du gouvernement provincial, avec l’intégration de trois députés n’ayant pas été ministres dans l’équipe précédente.
Paiement régulier des subsides des députés provinciaux.
Repositionnement digne des suppléants des anciens ministres dans différents services de la Province.
Gel des pétitions et motions contre le bureau de l’Assemblée provinciale, le gouverneur et le vice-gouverneur durant deux sessions parlementaires.
Annulation de toutes les décisions de suspension ou d’invalidation visant certains députés provinciaux.
Réintégration des députés ayant démissionné du gouvernement au sein de l’Assemblée provinciale.
Interdiction de toute interférence dans les dossiers judiciaires : les deux parties s’engagent à laisser la justice traiter les affaires en toute indépendance, sans pressions ni influences extérieures.
L’objectif affiché est désormais de permettre au gouverneur de province, Paulin Lendongolia Lebabonga, de poursuivre les projets de développement déjà engagés, dans une collaboration plus apaisée avec l’Assemblée provinciale dont émane l’exécutif.
Rédaction.
