L’insécurité ne cesse de gagner du terrain dans le territoire d’Isangi, en province de la Tshopo. Sur l’axe stratégique Yangambi–Lilanda, dans le secteur Turumbu, les cas de braquages se multiplient, exposant les usagers à de graves dangers.
Dans la matinée de ce vendredi 8 mai, vers 7 heures, quatre motards transportant des commerçants en provenance du marché de Yaombole ont été pris pour cible par un groupe de huit hommes armés, présentés comme des militaires non autrement identifiés.
Selon des témoignages recueillis sur place, les assaillants, lourdement armés, ont intercepté les victimes au niveau de Botchangulu, un point désormais tristement réputé pour ce type d’attaques.
Les malfrats ont systématiquement dépouillé les passagers de tout leur argent avant de disparaître dans la nature, sans être inquiétés.
Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée lors de cet énième braquage, mais la psychose s’installe davantage parmi les populations de la zone, en particulier chez les opérateurs économiques qui empruntent régulièrement cet axe vital.
Ce nouvel incident ravive de douloureux souvenirs. Il y a peu, au même endroit, un taximan et son client commerçant avaient été froidement abattus lors d’une embuscade survenue à l’aube, vers 4 heures du matin. Cette fois-ci, l’attaque a été perpétrée en plein jour, signe d’une audace croissante des malfrats armés opérant sur cet axe.
Face à cette situation alarmante, le député provincial, l’ingénieur Héritier Likaka Balombo, élu du territoire d’Isangi, est monté au créneau.
Il condamne avec fermeté cette montée de l’insécurité et appelle les autorités à agir sans délai. L’élu interpelle notamment le gouverneur de province, les services de sécurité ainsi que l’administrateur du territoire d’Isangi et son comité local de sécurité.
Il exhorte ces derniers à prendre des mesures urgentes et efficaces afin de sécuriser les personnes et leurs biens sur ce tronçon stratégique, essentiel aux échanges commerciaux.
Pour Héritier Likaka, il est impératif de restaurer l’autorité de l’État et de mettre fin à cette insécurité persistante.
Rédaction.
