Le Bureau central de coordination (BCeCo), antenne de la Tshopo, a réagi à la décision du ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), qui a ordonné mardi 28 juillet, l'arrêt des travaux de réhabilitation et de modernisation du boulevard Mobutu, sur l'axe menant au camp Ketele. Ces travaux sont exécutés par l'entreprise Mont Gabaon sur financement du Gouvernement central.
La réaction du BCeCo est venue de son chef d'antenne dans la Tshopo, Trésor Botamba. Informé de cette décision à travers les réseaux sociaux, il s'est rendu, ce mercredi 29 juillet, sur le chantier, accompagné du chargé des opérations du BCeCo/Tshopo.
Sur place, il a rencontré le ministre provincial, venu constater l'exécution de sa décision. À l'issue de cette visite, le chef d'antenne du BCeCo/Tshopo a fait une mise au point, estimant que cette suspension avait été décidée en dehors des procédures prévues par le protocole de collaboration liant le Gouvernement provincial au BCeCo.
Voici l'intégralité de son interview accordée à la presse :
Journaliste : Monsieur le chef d'antenne, bonjour. Le ministre provincial des ITPR a suspendu certains travaux exécutés par l'entreprise Mont Gabaon sur l'axe menant au camp Ketele. Vous êtes aujourd'hui sur ce chantier. L'opinion peut-elle connaître la raison de votre présence ici, accompagné du chargé des opérations du BCeCo/Tshopo ?
Chef d'antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba : Au fait, j'ai également appris à travers les réseaux sociaux que le ministre provincial des ITPR avait suspendu les travaux pour, je ne sais pas, des malfaçons ou un non-respect des prescriptions techniques. Si je suis descendu sur le terrain, c'est effectivement pour vérifier si l'entreprise avait obtempéré ou non à cette décision.
Par coïncidence, nous nous sommes retrouvés ici avec le ministre et nous avons échangé. Je pense qu'il s'agit simplement d'un problème d'incompréhension quant aux contours de ce projet.
En principe, cette décision ne devrait pas être prise de manière unilatérale, d'autant plus que le Gouvernement provincial dispose, dans le cadre de ce projet, d'un représentant, appelé point focal. C'est à travers ce point focal que le Gouvernement communique avec le BCeCo et, parfois, directement avec la Direction générale.
Par ailleurs, cette descente n'a pas respecté les dispositions du protocole d'accord. Pour entrer en contact avec les entreprises, le Gouvernement provincial doit passer par le BCeCo, car ces entreprises sont sous notre responsabilité. C'est le BCeCo qui prépare les entreprises ainsi que les missions de contrôle et de surveillance afin d'accueillir les autorités sur les chantiers.
Nous avons donc été surpris de voir le ministre effectuer seul cette descente et prendre, à lui seul, une décision sur le chantier.
Journaliste : Cette décision sera-t-elle appliquée ?
Chef d'antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba : Non, c'est impossible. Elle ne sera pas appliquée. Ce n'est pas le ministre provincial des ITPR qui peut arrêter des travaux supervisés par le BCeCo. Même le gouverneur de province doit saisir officiellement le BCeCo s'il souhaite demander l'arrêt, la modification ou la correction d'un aspect des travaux. Cela ne se fait ni de manière verbale ni de façon automatique.
Journaliste : Mais concernant les failles qu'il a relevées, a-t-il raison ?
Chef d'antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba : Il parle peut-être de failles parce qu'il n'est pas suffisamment outillé sur les prescriptions techniques. Chaque axe dispose de spécifications précises. Ici, sur le boulevard Mobutu, la chaussée est prévue sur une largeur de 7 mètres, les trottoirs sur un mètre et les caniveaux en section de 60 × 60 centimètres.
Contrairement à d'autres entreprises, les études réalisées pour Mont Gabaon prévoient des trottoirs en béton sans armatures. Lorsqu'il constate l'absence d'armatures, il pense à une malfaçon ou à un non-respect des normes. Pourtant, c'est exactement ce que prévoient les études techniques.
Il faut comprendre qu'il s'agit d'un trottoir destiné exclusivement aux piétons. Il n'y a donc aucune conséquence. Nous réalisons ici un béton de 15 à 20 centimètres d'épaisseur, avec un dosage compris entre 200 et 300. Je ne vois aucun inconvénient technique.
Journaliste : C'est la deuxième fois qu'un membre du Gouvernement provincial suspend des travaux sans associer le BCeCo.
Qu'envisagez-vous pour éviter que cela ne se reproduise ?
Chef d'antenne du BCeCo/Tshopo, Trésor Botamba : Le BCeCo ne peut pas gérer les intentions des gens. En revanche, nous continuerons à travailler en collaboration avec le Gouvernement provincial.
Il ne faut pas oublier que le Gouvernement provincial est le maître d'ouvrage de ces travaux, tandis que le BCeCo en est le maître d'ouvrage délégué. Nous avons donc l'obligation de collaborer.
Il s'agit peut-être d'un problème de communication ou de disponibilité des uns et des autres. Pour notre part, nous nous en tenons au protocole d'accord signé entre les deux parties, lequel définit clairement les modalités de collaboration entre le Gouvernement provincial et le BCeCo.
Rédaction.
