À Isiro, les travaux de modernisation de la voirie urbaine entre dans une phase où le suivi technique se veut plus rapproché. Sous l’impulsion de son directeur général a.i., le Professeur ordinaire, Dr. Ir. Sylvain Alongo Longomba, le Bureau central de coordination (BCeCO) renforce le contrôle des chantiers à travers ses antennes provinciales, avec une priorité : prévenir les difficultés, veiller au respect des normes et garantir la qualité des ouvrages.
Dans le chef-lieu du Haut-Uélé, cette orientation se traduit par une surveillance régulière du chantier portant sur 34 kilomètres de voirie répartis sur 23 artères. L’enjeu dépasse le simple rythme d’exécution : il s’agit de s’assurer que chaque étape des travaux répond aux prescriptions techniques et s’inscrit dans la vision des infrastructures prônée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notamment en matière de désenclavement et de développement des infrastructures durables.
Financé par le Gouvernement central à travers le ministère des Finances, sous la conduite de Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, le projet a été lancé en mars 2025 dans le cadre du Programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités (PPA-LCPI). Les travaux sont exécutés par Mont Gabaon Sarl.
Le 13 août 2026 dernier, une équipe de l’antenne provinciale du BCeCO/Haut-Uélé, conduite par son responsable, Lazare Dakahudyno Wakale Minada, a inspecté plusieurs fronts du chantier. Aux côtés du chargé des opérations, Aimé Wawana Esungela, des ingénieurs et responsables de chantier, les équipes ont évalué l’état d’avancement des travaux, les conditions d’exécution ainsi que les moyens techniques et matériels mobilisés par l’entreprise.
La mission ne s’est pas limitée aux axes en travaux. L’équipe du BCeCO ont également visité la base-vie de Mont Gabaon ainsi que les installations de production des matériaux : carrière de limonite, unité de concassage des granulats, centrale d’enrobage et unités de fabrication des bordures et des pavés.
Pour le chargé des opérations, Aimé Wawana Esungela, ces contrôles réguliers permettent de mesurer l’évolution du chantier et d’identifier en amont les contraintes susceptibles de ralentir l’exécution ou d’affecter la qualité des ouvrages.
Cette méthode traduit une volonté de privilégier l’anticipation. Disponibilité des matériaux, conformité aux spécifications techniques et capacité de production des installations figurent ainsi parmi les principaux points vérifiés par les équipes de suivi.
Sur le terrain, certains obstacles persistent toutefois. Sur la rue Tuluba, des constructions situées dans l’emprise destinée à la chaussée perturbent la progression normale du chantier. Sur le boulevard Masizandre, la présence de certains réseaux de la REGIDESO dans l’emprise du projet appelle également une intervention coordonnée.
Ces contraintes devraient être examinées lors d’une prochaine réunion de chantier réunissant l’entreprise Mont Gabaon Sarl, le bureau chargé du contrôle et de la surveillance des travaux ainsi que l’Office des voiries et drainage (OVD), sous la coordination de l’antenne provinciale du BCeCO.
L’objectif est clair : trouver rapidement des solutions pour libérer les emprises et déplacer les réseaux concernés afin d’éviter que ces difficultés ne compromettent le calendrier et la qualité des travaux.
À travers cette dynamique, le BCeCO entend renforcer la rigueur dans la supervision des projets qui lui sont confiés. L’évaluation à chaque étape doit permettre de maintenir l’équilibre entre délai, coût et qualité, tout en accordant une attention particulière à la durabilité des ouvrages.
Avec ses 34 kilomètres de voirie répartis sur 23 artères, le projet d’Isiro figure parmi les chantiers structurants pour la mobilité urbaine dans le Haut-Uélé. Pour le BCeCO, la réussite du projet ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de kilomètres réalisés, mais aussi à la capacité des ouvrages à résister dans le temps et à répondre durablement aux besoins des habitants.
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