La mobilisation des investissements, la promotion de l’entrepreneuriat local et la création d’emplois ont été au centre d’un colloque organisé par Diaspo Boost, les jeudi 22 au vendredi 23 octobre, au Village Silikin, à Kinshasa.
Cette rencontre de deux jours a réuni plusieurs acteurs autour d’une réflexion sur les moyens de renforcer la contribution de la diaspora au développement économique de la République démocratique du Congo (RDC).
Les travaux ont été organisés autour de neuf groupes thématiques portant notamment sur l’innovation et les technologies, l’éducation et la formation professionnelle, la santé et le bien-être social, ainsi que le transfert des compétences et du savoir. D’autres secteurs essentiels au développement du pays ont également été abordés, notamment l’agriculture, la gouvernance, la diplomatie, les infrastructures et la fiscalité.
Dans son discours de clôture, le ministre provincial des Petites et Moyennes Entreprises, Fiston Lukwebo Musengo, a salué la qualité des échanges et la pertinence des propositions formulées au cours de ce colloque.
Il a souligné que la diaspora congolaise représente un potentiel important pour le développement du pays, grâce à ses compétences, ses innovations, ses capitaux et ses réseaux internationaux.
Pour le ministre provincial, cette richesse ne doit pas uniquement profiter aux Congolais vivant à l’étranger, mais également contribuer à la reconstruction et à la transformation de leur pays d’origine.
« Notre ambition est de faire de la diaspora congolaise un partenaire actif de la transformation économique de la République démocratique du Congo, et particulièrement de la ville de Kinshasa », a-t-il déclaré.
Fiston Lukwebo Musengo a également insisté sur l’importance du partenariat public-privé, qu’il considère comme un mécanisme permettant de rapprocher les pouvoirs publics, les investisseurs et les entrepreneurs. Selon lui, cette collaboration pourrait faciliter la structuration des projets et la mobilisation des ressources nécessaires à la réalisation des investissements.
De son côté, la fondatrice de Diaspo Boost, Stéphanie Kimbulu, a salué la participation des différents intervenants, qui ont partagé leurs expériences, leurs expertises et leurs propositions pour répondre aux défis économiques de la RDC et de la ville de Kinshasa.
Elle a rappelé que les neuf groupes de travail ont permis d’approfondir plusieurs questions liées à l’avenir du pays, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de la gouvernance, de la diplomatie, des infrastructures, de la fiscalité et des technologies.
Pour Stéphanie Kimbulu, les conclusions de ces travaux doivent désormais servir de base à des actions concrètes.
« Ces travaux ne resteront pas dans cette salle. Ils formeront la base de nos recommandations, de nos actions et de notre feuille de route commune », a-t-elle affirmé.
La fondatrice de Diaspo Boost a annoncé la compilation des conclusions de chaque groupe de travail dans un document de référence destiné à porter les propositions de la diaspora auprès des institutions, des partenaires et des décideurs.
Elle a également insisté sur la nécessité d’assurer le suivi des recommandations formulées afin de transformer les échanges en projets concrets.
« Ce colloque n’est pas une fin, c’est un commencement », a-t-elle ajouté, soulignant la volonté de son organisation de maintenir la dynamique engagée au cours de ces deux journées.
Cette rencontre a réuni plusieurs personnalités issues des milieux politique, administratif et diplomatique, ainsi que des représentants de la société civile. Elle a constitué un cadre d’échanges sur les possibilités de mobiliser les compétences, les investissements et les réseaux de la diaspora au service du développement économique de la RDC.
Franck Yenga
