À l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026, intervenue ce lundi 30 mars, le président de l’Assemblée provinciale de la Tshopo, Mateus Kanga Londimo, a exprimé son indignation face à la dégradation préoccupante du cadre de vie dans la ville de Kisangani.
Dans son discours, le speaker de l’organe délibérant a braqué les projecteurs sur une réalité devenue difficilement supportable pour les habitants : l’insalubrité grandissante et le désordre urbain.
« La ville de Kisangani, poumon de notre province, ne fait pas seulement face à des défis d’ordre énergétique ou infrastructurel, mais également à de sérieux problèmes liés à la gestion des déchets et à l’aménagement de ses artères. C’est le cas, par exemple, des avenues et de certains axes où, ces jours-ci, on n’ose plus fréquenter certains espaces », a-t-il déclaré.
Dans cette description sans détour, Mateus Kanga Londimo dresse le portrait d’une ville confrontée à une dégradation visible de son environnement urbain, où la propreté publique devient une illusion.
Le président de l’Assemblée provinciale a également dénoncé le désordre croissant dans l’occupation de l’espace public, notamment le stationnement anarchique des véhicules, qui complique la circulation et accentue le sentiment de désorganisation.
« La ville devient de plus en plus insalubre, avec des véhicules stationnés de manière anarchique entravant la circulation. Si des mesures appropriées ne sont pas prises, la situation risque de s’aggraver davantage. Il en est de même de nos marchés et de certains sites devenus pratiquement des poubelles. »
Face à ce tableau préoccupant, Mateus Kanga Londimo a lancé un appel direct aux gestionnaires de la ville, les exhortant à prendre des mesures immédiates pour restaurer l’ordre et améliorer les conditions de vie des populations.
« J’en appelle donc au maire de la ville de Kisangani et aux différents bourgmestres de nos six communes à prendre, sans délai, les dispositions nécessaires pour rétablir l’ordre et améliorer les conditions de vie de nos concitoyens. »
Il convient de noter que plusieurs voix se sont déjà élevées pour interpeller les autorités urbaines sur cette question, sans qu’une réponse concrète n’ait, jusqu’à présent, été apportée.
Rédaction
