Du 29 mars 2025 au 29 mars 2026, cela fait exactement un an, jour pour jour, depuis la disparition à Kinshasa d’une figure montante de la jeunesse de la Tshopo : Tite Tongo Bapeabale.
Ce jeune leader, qui incarnait un espoir de renouveau, s’est éteint brutalement le 29 mars 2025, laissant derrière lui une vision inachevée mais profondément ancrée dans les esprits de nombreux jeunes.
Ce dimanche, à Kisangani, l’émotion était palpable. Des dizaines de jeunes, en tête le jeune leader Polydor Masudi, se sont mobilisés pour commémorer le premier anniversaire de sa disparition et honorer la mémoire de celui qu’ils considèrent encore comme un guide.
À travers cette mobilisation, c’est toute une génération qui a tenu à rappeler qu’au-delà de la disparition physique, l’idéal porté par Tite Tongo demeure vivant.
Au cimetière Paradiso, situé au point kilométrique 11 sur la route de l’aéroport international de Bangoka, une gerbe de fleurs a été déposée sur sa tombe. Ce moment a été suivi d’un profond recueillement dans ce lieu devenu, depuis, un espace de mémoire pour les jeunes de la Tshopo, qui voient en lui un modèle.
Mais l’hommage ne s’est pas limité aux gestes commémoratifs. Fidèles à l’esprit du défunt, plusieurs initiatives caritatives ont été organisées en marge de cette journée. Une manière concrète de prolonger l’humanisme qui caractérisait Tite Tongo, souvent décrit comme un jeune leader « habité par le souci de l’autre ».
Au-delà de son engagement, il portait une vision : celle d’une Tshopo unie, solidaire et résolument tournée vers son développement. Il rêvait de rassembler les filles et fils de la province, ainsi que tous ceux qui y ont élu domicile, au sein d’une même communauté « la grande famille Tshopo » fondée sur l’amour, l’entraide et la responsabilité collective.
Une ambition qui, pour les jeunes, dépasse désormais le cadre d’un homme pour devenir un véritable héritage. « Son absence se fait encore cruellement sentir dans notre province », confie un jeune participant, la voix nouée. « Mais nous refusons que son combat s’éteigne avec lui », a-t-il ajouté.
Dans les rangs de cette jeunesse engagée, la disparition de Tite Tongo a laissé un vide, mais aussi une responsabilité : celle de poursuivre l’œuvre amorcée.
Rédaction
