L’Assemblée provinciale de la Tshopo a ouvert, ce mercredi 30 septembre, sa session ordinaire de septembre 2026. La cérémonie, tenue dans la salle des séances plénières, s’est déroulée en présence de députés provinciaux, de membres du gouvernement provincial, de responsables des institutions publiques et privées ainsi que de plusieurs autres invités.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée provinciale, Dr Mateus Kanga Londimo, a placé les infrastructures routières, l’assainissement, la gouvernance et la gestion des deniers publics au cœur de son intervention.
Saluant les travaux de voirie entrepris à Kisangani par le gouvernement de la République sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, Mateus Kanga a insisté sur la nécessité d’aller jusqu’au bout des chantiers et surtout d’en garantir la qualité.
« Nos concitoyens attendent la modernisation des infrastructures routières par-dessus tout, afin de faciliter une circulation plus apaisée, les échanges entre les territoires et garantir les meilleures conditions pour exercer leurs activités. À ce titre, nous tenons à saluer une fois de plus les importants travaux de voirie entrepris à Kisangani par le gouvernement de la République sous l’impulsion du président de la République, soucieux d’inscrire la Tshopo dans la dynamique de transformation et de développement. À l’instar d’autres provinces du pays, nous souhaitons que ces travaux routiers soient menés à leur terme et que leur qualité, nous insistons vraiment sur leur qualité, garantisse leur durabilité. »
Mais pour le président de l’organe délibérant, les travaux du chef-lieu ne doivent pas faire oublier les territoires. Il appelle l’exécutif provincial à prendre le relais là où l’intervention du pouvoir central ne couvre pas les besoins.
Il cite notamment les routes de Yauma, Basoko, Opienge et Wanierukula, qu’il souhaite voir figurer parmi les priorités du prochain budget provincial.
Le point le plus attendu de son intervention concerne toutefois les routes d’Opala et d’Ubundu, des dossiers qui, selon lui, ont suscité de nombreuses interrogations en raison des moyens annoncés, de l’état d’avancement des travaux et des préoccupations exprimées par les communautés concernées.
Mateus Kanga rappelle qu’une commission ad hoc avait été mise en place à la fin de la session de mars, à l’initiative du député provincial Ilongo Vicky, afin d’enquêter sur ces dossiers et d’apporter des éléments précis à la plénière et à la population.
« Il en est ainsi des routes d’Opala et d’Ubundu qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive au regard des moyens annoncés, de l’état des travaux et des attentes des communautés concernées. Face à ce qui se dit et aux préoccupations exprimées, l’Assemblée provinciale n’est pas restée muette. À la fin de la session de mars dernier, à l’initiative de l’un de nos collègues, l’honorable Ilongo Vicky, une commission ad hoc avait été mise sur pied avec pour mission d’investiguer, de recueillir les éléments utiles et d’éclairer la plénière et l’ensemble de notre population sur ces dossiers.»
Le président de l’Assemblée provinciale appelle ainsi à laisser cette commission travailler avec rigueur et indépendance, afin que ses conclusions reposent sur des faits établis plutôt que sur des rumeurs ou des prises de position prématurées.
Sur la question de la gestion des fonds publics, le message de Mateus Kanga se veut particulièrement clair. Pour lui, tout financement destiné à la Tshopo doit être identifiable et se traduire concrètement par des réalisations au bénéfice de la population.
« Chaque dollar mobilisé au profit de notre province doit pouvoir être retracé et surtout se traduire par une réalisation qui améliore effectivement les conditions de vie de nos concitoyens. Les deniers publics doivent donc retrouver leur véritable destination dans les ouvrages et les services pour lesquels ils ont été affectés. »
Il annonce que le rapport de la commission ad hoc sera examiné par la plénière avec sérénité et dans le respect des prérogatives de l’institution.
« Lorsque les conclusions de la commission seront soumises à la plénière, notre institution les examinera avec toute la sérénité nécessaire et tirera les conséquences qui relèvent de ses attributions. Si des explications doivent être demandées, elles le seront. Si certains aspects nécessitent d’être approfondis, les mécanismes prévus par les textes seront mis en œuvre. Et si des irrégularités venaient à être établies, les instances compétentes devront être saisies pour qu’elles puissent s’en approprier. »
Pour le président de l’Assemblée provinciale, l’objectif n’est ni de condamner avant d’avoir vérifié, ni de fermer les yeux lorsque l’intérêt public commande que toute la lumière soit faite. La même attention, précise-t-il, devra également être accordée aux routes d’Isangi et de Banalia.
Rédaction
