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Kinshasa : la grève des chauffeurs perturbe partiellement le transport urbain

Rédaction
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La grève déclenchée ce lundi 26 Javier par les conducteurs des véhicules de transport en commun à Kinshasa a perturbé la mobilité des habitants dans plusieurs communes de la capitale congolaise, sans toutefois paralyser l’ensemble de la ville à constaté la réduction de la cloche du Congo.

Dans la commune de Bandalungwa, au centre de Kinshasa, de nombreux usagers ont été contraints d’effectuer leurs déplacements à pied, faute de moyens de transport disponibles. D’autres ont eu recours aux motocyclistes pour rejoindre leurs lieux de travail ou les établissements scolaires.

Au rond-point Ngaba, aucun taxi-bus ni taxi-moto n’a été observé durant la matinée, conséquence directe du mot d’ordre de grève lancé par les associations de chauffeurs. En revanche, dans le regroupement communal de Tshangu, à l’est de la capitale, aucune perturbation n’a été signalée et les activités de transport se sont déroulées normalement.

Par ailleurs, une circulation relativement normale des véhicules privés assurant le transport en commun a été constatée sur l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre), notamment sur le tronçon reliant le marché de Selembao à l’Université pédagogique nationale (UPN), entre les communes de Selembao et Ngaliema. 

Contrairement aux messages relayés sur des tracts anonymes diffusés dimanche appelant à une grève généralisée, aucun ralentissement notable du trafic n’a été enregistré sur cet axe.

Dans la commune de Kintambo, plusieurs carrefours ont toutefois connu une absence de transports en commun. Les chauffeurs protestent contre la fin de la courtoisie routière et l’application stricte de nouvelles mesures liées au contrôle des documents de bord.

Selon Elvis Bomoyi, chauffeur de taxi sur  Magasin Gare centrale, les exigences imposées par les autorités sont difficiles à respecter pour de nombreux conducteurs.

« On nous demande de payer la vignette, d’avoir le permis de conduire, l’assurance et le contrôle technique. Pour réunir tous ces documents, il faut près de 600 dollars, une somme inaccessible pour la majorité des chauffeurs », a-t-il expliqué.

À la place Kapela, dans la commune de Kalamu, une circulation timide des taxis a été observée. Certains chauffeurs ont choisi de poursuivre leurs activités, tandis que d’autres ont préféré respecter l’arrêt de travail.

Pour Abraham Onokoko, chauffeur de taxi rencontré sur place, cette grève vise à dénoncer les tracasseries administratives.

« Nous avons décidé de ne pas travailler aujourd’hui parce que les services de contrôle nous exigent tous les documents en même temps, alors que l’année vient à peine de commencer », a-t-il déclaré.

Par contre, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a annoncé le déploiement, dès le lundi 26 janvier, de trois mille agents issus notamment de la Police nationale congolaise (PNC), de la division urbaine de transports, de la brigade spéciale de protection de l'environnement, ainsi que de la régie des fourrières et du contrôle. Des contrôles systématiques du permis de conduire, du contrôle technique, de la vignette, de l’autorisation de transport, de l’assurance et du respect de la grille tarifaire des transports en commun seront effectués.

Franck Yenga

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