L’Alliance des Forces Vives Non-Violentes pour le Congo a organisé, ce jeudi 3 septembre 2026, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, une rencontre de sensibilisation consacrée à l’Alliance mondiale des droits humains, une initiative des Nations unies destinée à renforcer la mobilisation en faveur de la dignité, de la justice, de l’égalité et de la protection des droits humains.
Cette rencontre avait pour objectif principal de sensibiliser les organisations de la société civile et les différentes parties prenantes sur cette initiative, tout en renforçant la collaboration entre les acteurs nationaux et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH).
Prenant la parole, le secrétaire général de l’Alliance des Forces Vives Non-Violentes pour le Congo, Marcus Kashiba Léonard Patrick, a souligné l’importance de cette plateforme dans la mobilisation des organisations de la société civile.
« L’Alliance des Forces Vives est une plateforme qui regroupe un grand nombre d’organisations de la société civile. Nous avons fourni un grand travail pour le lancement de cette plateforme et nous lançons un appel à d’autres structures à venir nous rejoindre pour travailler ensemble », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective face aux défis auxquels la RDC est confrontée en matière de droits humains.
« La RDC fait face à des difficultés liées aux droits humains. Nous avons besoin de l’implication de la société civile et des défenseurs des droits de l’homme pour relever ce défi », a-t-il ajouté.
De son côté, Christophe Muyisa, membre fondateur de l’Alliance et chargé des réseaux du mouvement citoyen Filimbi, a expliqué que cette rencontre visait notamment à fédérer les différentes forces de la société civile autour de la défense et de la promotion des droits humains.
« Nous sommes réunis ici avec un objectif clair : rassembler les forces vives de la société civile pour parler des questions liées à la défense, à la protection et à la promotion des droits de l’homme, mais également fédérer nos efforts afin d’être plus efficaces », a-t-il expliqué.»
Selon lui, cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par des violations des droits humains attribuées, selon les situations, à différents acteurs.
«« Les droits de l’homme sont violés d’une part par les tenants du pouvoir et, d’autre part, ils sont également abusés par les groupes armés », a-t-il poursuivi.»
Parmi les participants, Plamedi Bamatafe, membre de Patriotisme Obligé, s’est dit satisfaite des échanges et des enseignements reçus au cours de cette activité.
Elle estime que l’Alliance mondiale des droits humains doit contribuer à rapprocher les différentes forces vives afin de mieux répondre aux enjeux liés à la défense et à la protection des droits humains en RDC.
La rencontre a réuni des organisations de la société civile ainsi que d’autres parties prenantes, avec pour objectif de mieux comprendre l’Alliance mondiale des droits humains, d’échanger sur les possibilités de participation et d’identifier des pistes de collaboration avec le BCNUDH.
Les organisateurs attendent notamment une meilleure connaissance du mandat et des missions du BCNUDH en RDC, une compréhension accrue des objectifs et principes de l’Alliance mondiale des droits humains, ainsi qu’un renforcement du dialogue entre les Nations unies et les organisations de la société civile.
La rencontre à également permis d’identifier des mécanismes de collaboration pour promouvoir et protéger les droits humains en République démocratique du Congo et de formuler des recommandations en vue d’une participation active des acteurs nationaux à cette initiative.
À travers cette activité, l’Alliance des Forces Vives Non-Violentes pour le Congo entend ainsi contribuer à une mobilisation plus forte et coordonnée de la société civile congolaise en faveur de la défense des droits humains.
Franck Yenga
