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Tshopo : Polémique autour de la réhabilitation de la RN7 axe Kisangani-Opala, Patrick Matata Makalamba se prononce

Rédaction
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La polémique persistante autour de la route nationale numéro 7, axe Kisangani-Opala, s'est invitée dans les échanges entre le député national, professeur Patrick Matata Makalamba, et les jeunes catholiques, les jeunes leaders de la commune de Makiso et les combattants de l'UDPS Tshisekedi fédération rurale de la Tshopo, organisés vendredi 4 septembre 2026 à Kisangani.

En vacances parlementaires, l’élu de l’UDPS/Tshisekedi a été interrogé sur les accusations de détournement des fonds destinés à la réhabilitation de cette route. 

Dans sa réponse, il a appelé à traiter ce dossier avec sérieux, estimant qu’une accusation de détournement doit être soutenue par des preuves et, surtout, soumise aux autorités judiciaires compétentes. « S’il y a détournement, il faut amener ce dossier au procureur général qui est compétent à poursuivre les cas de détournement. Si quelqu’un détourne l’argent, amenons-le chez le procureur général », a déclaré Patrick Matata Makalamba.

Le député national invite ainsi les jeunes à ne pas banaliser les questions qui touchent à la collectivité et au bien-être de la population. Pour lui, les débats sur les ressources publiques exigent de la responsabilité et de la rigueur. « On ne blague pas avec toutes les questions. On peut faire le théâtre pour des sujets banals, mais quand ça concerne la collectivité territoriale, le bien-être de la population, il faut être très sérieux », a-t-il insisté.

Patrick Matata Makalamba s’interroge également sur la véracité des accusations portées autour des fonds de la route Kisangani-Opala. Il estime que toute personne qui dénonce un détournement doit être en mesure d’en apporter la preuve. « Qui allègue prouve, parce que tout le monde peut dénoncer le cas de détournement », a-t-il rappelé, tout en évoquant la possibilité que certaines accusations puissent être liées à des querelles politiques.

« Ça peut être juste une guerre politique, parce que nous, les politiciens, nous sommes aussi des créateurs des dossiers, surtout pour les gens que nous n’aimons pas », a-t-il déclaré.

L’élu de Kisangani souligne également qu’il n’a, à ce stade, pas vu de personne traduite en justice pour des faits de détournement concernant les fonds de la province.

Sur le montant évoqué dans cette affaire, Patrick Matata Makalamba appelle également à prendre en compte les exigences financières d’un chantier routier de cette envergure. Il affirme qu’à Kisangani, le coût d’un kilomètre de route se situe entre 1,5 et 1,8 million de dollars.

Or, rappelle-t-il, la route Kisangani-Opala est une route nationale de plus de 128 kilomètres. « Pour le faire, il faut calculer et savoir aussi combien d’argent était détourné », a-t-il expliqué. 

Il évoque également les grands chantiers routiers nationaux qui doivent répondre à des exigences particulières, tout en reconnaissant que des interventions d’urgence peuvent être sollicitées auprès des entreprises avant la réalisation des grands travaux.

Patrick Matata Makalamba a enfin abordé la question d’un député national qui aurait, selon lui, voulu obtenir le marché relatif à la route Kisangani-Opala. Il affirme que ce marché a finalement été attribué à une autre personne, avant que des contestations ne surgissent.

Pour l’élu de Kisangani, cette situation pose problème au regard de la mission d’un parlementaire. « Un travail qui ne revient pas à un député. Alors, comme on ne lui a pas donné ce marché, on l’a donné à une autre personne, cet élu commence à faire des bruits. Ça, ce n’est pas normal. À l’Assemblée nationale, on défend la population et non faire le commerce », a-t-il déclaré.

Patrick Matata Makalamba appelle ainsi à éviter les accusations non étayées et à laisser les institutions compétentes établir les responsabilités lorsqu’il existe réellement des faits de détournement. « Lorsque vous accusez quelqu’un de détournement, il faut être sûr qu’il a réellement détourné, sinon ça sera du bavardage qui n’est pas bon pour nous, les responsables », a-t-il conclu.

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